Kimberly-Clark présente son plan d'affaires 2005
Montréal,Toronto, New York, 6 décembre 2004 - La multinationale Kimberly-Clark, cotée à la bourse de New York, (symbole de l’action KMB) a fait parvenir via Internet un message destiné à ses investisseurs, dans lequel elle claironne fièrement ses perspectives financières pour l’année qui vient. À cette occasion Greenpeace Canada et le NRDC (Natural Resources Defense Council) mettent en garde les investisseurs et le grand public contre l’entreprise dont la feuille de route environnementale laisse grandement à désirer. Dans le cadre d’une nouvelle campagne menée auprès des consommateurs, Greenpeace et le NRDC prennent pour cible le plus grand fabricant de papiers jetables au monde. Les deux groupes écologistes en appellent à la firme pour qu’elle cesse de détruire les forêts boréales du Canada afin de fabriquer des papiers jetables.
« Ceux qui songent à investir dans Kimberly-Clark devraient comprendre qu’en achetant des titres de cette entreprise on investit dans la destruction des forêts anciennes », affirme Steven Guilbeault, Directeur de Greenpeace Canada au Québec. « Voilà une entreprise qui se livre au gaspillage en rayant des forêts anciennes de la surface de la Terre, incluant la forêt boréale, dans le but de produire des papiers jetables. »
Kimberley-Clark utilise plus de 2,5 millions de tonnes de fibre végétale vierge annuellement pour fabriquer ses produits. Une bonne partie de cette matière provient de la forêt boréale qui est la dernière grande forêt ancienne à subsister en Amérique du Nord. Moins de 19 %de la fibre que Kimberly-Clark utilise provient de fibre recyclée. En moyenne 60 % de la fibre dont se sert l’industrie des papiers jetables sont recyclés.
« La demande augmente pour les papiers jetables écologiques », dit Susan Casey-Lefkowitz, conseillère juridique principale chez NRDC. « Si Kimberly-Clark veut vraiment s’affirmer comme un chef de file en matière d’environnement, elle doit accroître radicalement le contenu en fibres recyclées après consommation dans ses produits ».
Selon un sondage réalisé en 2002 par la firme Cone, les consommateurs accordent leur préférence aux articles dits écologiques. 91 % des répondants ont affirmé qu’ils envisageraient de ne pas acheter les produits d’une entreprise ou de ne pas recourir à ses services s’ils estimaient qu’elle n’est pas socialement responsable. En outre, 83 % affirmaient qu’ils refuseraient d’investir dans une entreprise socialement irresponsable. (pour plus d’informations concernant ce sondage de la firme Cone portant sur l’entreprise citoyenne (Corporate Citizen Study) allez à l’adresse http://www.coneinc.com/).
Pour plus de renseignements :
Greenpeace :Steven Guilbeault, (514) 933-0021, poste 13
NDRC : Susan Casey-Lefkowitz, (202) 289-2366