
Les forêts anciennes sont les forêts originales et très âgées de la Terre. Selon le World Resources Institute, près de 80 % des forêts originales du monde ont été dénaturées ou complètement détruites. Une bonne partie de cette destruction a été causée par l’activité humaine : exploitation forestière, déboisement pour l’agriculture, exploitation gazière et pétrolifère, développement hydroélectrique, etc.
Partout dans le monde, les forêts anciennes sont en péril. Plusieurs espèces de plantes et d’animaux vivant dans ces forêts sont menacées d’extinction. Et beaucoup de gens dont le mode de vie et la culture sont reliés aux forêts anciennes sont aussi menacés. À travers le monde, on coupe ou on détruit dix millions d’hectares de forêt ancienne chaque année. C’est l’équivalent de la superficie d’un terrain de soccer à toutes les deux secondes. En fait, les forêts anciennes ne représentent plus que 7 % de la superficie terrestre de notre planète.
Les forêts anciennes contribuent à maintenir des écosystèmes essentiels pour la vie sur Terre. Elles influencent le climat en contrôlant les précipitations et l’évaporation de l’eau. Elles contribuent aussi à stabiliser le climat de la Terre en entreposant de grandes quantités de carbone qui autrement contribueraient à accélérer les changements climatiques. Près du deux tiers des animaux et des plantes terrestres de notre planète vivent dans les forêts anciennes. Et bien sûr, les forêts anciennes abritent aussi des millions de gens qui dépendent d’elles pour leur survie économique et spirituelle.
La forêt boréale du Canada est l’une des forêts anciennes que Kimberly-Clark continue à détruire. Cette forêt parcourt tout le pays, de la frontière de l’Alaska jusqu’au Labrador. Fruit d’une évolution qui s’étend sur plus de 10 000 ans, c’est la plus grande forêt ancienne encore en existence en Amérique du Nord. Il faut absolument la protéger. À elle seule, la forêt boréale du Canada représente 25 % des forêts anciennes de la Terre. Il s’agit véritablement d’un joyau mondial.
Fruit d’une évolution qui s’étend sur plus de 10 000 ans, la forêt boréale est la plus grande forêt ancienne encore en existence en Amérique du Nord.
Les épaisses couches de mousse, de terre et de tourbe de la forêt boréale du Canada constituent l’un des plus importants puits de carbone terrestres au monde et jouent ainsi un rôle critique pour combattre les changements climatiques. La forêt abrite des centaines d’espèces animales : orignaux, caribous, lynx, ours, loups, aigles, faucons, etc. Près du tiers des oiseaux chanteurs et 40 % des oiseaux aquatiques d’Amérique du Nord nichent dans les zones humides et les boisés de la forêt boréale. La forêt boréale crée des paysages diversifiés et impressionnants composés de lacs, de rivières, d’affleurements rocheux, de marais, et de magnifiques forêts de pins, d’épinettes, de trembles et de peupliers.
La forêt boréale est aussi intimement liée à la richesse culturelle et à la vie des communautés nordiques, des Premières Nations et des Métis du Canada. Près de 80 % des autochtones du Canada vivent dans l’une des quelque 600 communautés implantées dans les régions forestières du pays. Même si plusieurs parties de la forêt boréale font encore l’objet de réclamations territoriales et de contestations liées aux anciens traités, les géants de l’industrie continuent à susciter la controverse en coupant les arbres sur ces territoires. De même, beaucoup d’habitants des communautés nordiques doivent lutter pour assurer leur survie économique et écologique.