Everett, Washington. – Au matin du 13 novembre, des militants de Greenpeace ont bloqué l’entrée de la plus grande usine de fabrication de Kimberly-Clark en Amérique du Nord au moyen d’un autobus modifié pour ressembler à une énorme boîte de papiers-mouchoirs. Durant neuf heures d’affilée, les militants refusèrent fermement de quitter leur poste. Les écologistes ont pressé les dirigeants de Kimberly-Clark de les rencontrer.
Deux militants ont verrouillé leurs bras à la paroi de la grande boîte de papiers- mouchoirs, et ils ont brandi ensuite une banderole sur laquelle on pouvait lire « Kleenex = Destruction de la Forêt Ancienne ». Cette manifestation était la plus récente d’une campagne de Greenpeace destinée à dénoncer les méthodes de coupes irresponsables qu’effectue Kimberly-Clark. Cette compagnie persiste à tromper les consommateurs et les investisseurs au sujet de ses activités forestières. L’action des militants faisait suite à un blocus érigé la semaine dernière au siège social de la compagnie à Turin, en Italie.
« Encore et encore, Kimberly-Clark refuse d’admettre ce que nous avons pourtant démontré à plusieurs occasions, à savoir que cette entreprise est impliquée dans la destruction des forêts anciennes » souligne Ginger Cassady, responsable de la campagne Forêts chez Greenpeace. « Greenpeace est ici présente afin d’exposer au grand jour le rôle joué par Kimberly-Clark dans la destruction des forêts. Nous resterons sur les lieux jusqu’à ce que la firme accepte de nous rencontrer et qu’elle s’engage à ne plus détruire les plus vieilles et les plus précieuses forêts de notre planète.»
Les militants ont déployé l’énorme boîte de papiers-mouchoirs devant l’entrée principale de l’usine de transformation pour démontrer que cette une usine joue un rôle clé dans la destruction des arbres de la forêt ancienne. La forêt boréale représente un de nos meilleurs moyens de défense contre la pollution engendrée par les gaz à effet de serre, cause du réchauffement climatique, parce qu’elle permet de séquestrer d’immenses quantités de carbone dans les terres émergées. Lorsqu’on procède à des coupes à blanc dans les forêts dans le but de fabriquer des papiers jetables, tels des Kleenex, les arbres et les végétaux libèrent le carbone qu’ils contiennent, et ils contribuent alors d’une manière importante à la pollution atmosphérique, source de réchauffement climatique. Greenpeace fait activement campagne depuis 2005 afin de souligner les activités destructrices de Kimberly-Clark et d’inciter l’entreprise à réviser ses méthodes.